La Bretagne à vélo, 4 jours entre Rennes et Saint-Malo – Standard
Le Vélo voyageur
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De château en abbaye : nos plus beaux itinéraires patrimoine
Il existe de nombreuses façons de découvrir le patrimoine d’une région. Celle que l’on préfère, c’est le voyage à vélo. Quoi de mieux pour plonger dans l’histoire que de quitter les grands axes au profit des petites routes de campagne ? Observer les silhouettes des châteaux, des églises et des villages se dessiner lentement à l’horizon, alors qu’on prend enfin le temps de respirer.
Pour vous mettre dans l’ambiance, voici un avant-goût de nos plus beaux itinéraires axés autour du patrimoine. Des séjours organisés avec précision, qui racontent une histoire et font voyager à travers les siècles.
De Blois à Tours : la Renaissance au fil de la Loire On commence fort avec un itinéraire qui transporte à l’époque de la Renaissance. Au départ de Blois, la vieille ville et le château donnent le ton pour le reste du séjour. Ici, l’Histoire n’est jamais loin. Les vieilles pierres murmurent d’ailleurs encore les intrigues de la cour des Médicis.
Le lendemain, c’est la Loire qui vous embarque doucement. Vous enfourchez votre vélo et partez à la découverte des petites routes de campagne, entre forêts et vignobles. Très vite, vous pénétrez dans la forêt de Chambord et ses arbres centenaires. Au loin, c’est le château qui surgit, monumental.
L’aventure continue à votre rythme en direction de Cheverny. Un château qui a inspiré Moulinsart, comme un clin d’oeil léger au milieu des grandes histoires. Les jours suivants, vous laissez la route vous guider : Beauregard et ses portraits, Chaumont-sur-Loire et ses jardins colorés, avant d’atteindre Amboise, dernier lieu où vécut l’illustre Léonard de Vinci.
Puis vient Chenonceau, tranquillement posé au-dessus de l’eau. L’un de ces lieux “carte postale” qu’on reconnaît en un instant tant ils marquent la mémoire.
Séjour d’exception oblige : l’expérience ne s’arrête pas à la tombée du jour. Chaque soir, vous passez la nuit dans des hébergements luxueux : châteaux, manoirs, maisons de maître ou hôtels 4 et 5 étoiles.
Vos bagages sont transférés d’étape en étape pour que vous puissiez voyager l’esprit léger, sans aucune contrainte. Une semaine à pédaler en liberté, avec le sentiment rare d’avoir vraiment vécu la vallée de la Loire.
De Bordeaux à Sarlat : 10 jours entre vignobles, cités médiévales et préhistoire En arrivant à Bordeaux, vous prenez le temps de flâner à travers la vieille ville, avant de sortir doucement par les quais et de suivre la Garonne. Sur une ancienne voie de chemin de fer, des gares reconverties rythment votre route. Des lieux idéaux pour faire halte et explorer le temps de quelques minutes. Très vite, les vignes apparaissent. Vous voilà déjà à Saint-Émilion, son village médiéval et ses points de vue à couper le souffle sur la vallée. Il ne vous reste plus qu’à déguster quelques grands crus en profitant d’un coucher de soleil bien mérité.
Les jours suivants, vous pédalez sur les petites routes de campagne, toujours à l’affût d’un nouveau château, jusqu’à atteindre la cité médiévale de Bergerac, capitale du Périgord Pourpre. Une boucle vous emmène vers Monbazillac, puis l’itinéraire bascule vers la vallée de la Vézère. Limeuil, Les Eyzies, la Roque Saint-Christophe, Saint-Léon-sur-Vézère, Montignac… vous avancez d’un trésor à l’autre en toute liberté.
Après une journée inoubliable à Lascaux IV, vous terminez en beauté à Sarlat, une ville fortifiée qui se découvre en prenant son temps. Et si l’eau claire de la Dordogne vous appelle, laissez-vous tenter par une descente en canoë pour un angle de vue unique sur les châteaux de Beynac et Castelnaud.
D’Avignon à Nîmes : 8 jours entre Provence et Camargue Si vous oscillez entre un intérêt prononcé pour l’histoire et une passion forte pour les grands espaces naturels, ce séjour à vélo devrait vous plaire. Vous démarrez votre aventure à Avignon, dans la cité des Papes. Palais, pont Saint-Bénézet, remparts : les vieilles pierres imposent le tempo. Un patrimoine dense, à découvrir sans jamais vous presser.
En sortant de la ville, on retrouve rapidement les petites routes de Provence et les paysages champêtres. Cavaillon, puis Saint-Rémy-de-Provence, ses ruelles colorées, ses places baignées de lumière et sa douceur de vivre. Un vrai régal aux arômes de lavande.
Puis vient l’une des étapes les plus marquantes du séjour : les Alpilles et les Baux-de-Provence. Une montée qui se mérite, mais qui offre des panoramas superbes sur la garrigue. Quelques coups de pédale plus tard, et vous arrivez à Arles, la ville de Van Gogh, et ses arènes iconiques.
C’est ici que le paysage bascule. La Camargue s’étend à l’horizon. Chevaux blancs, taureaux, flamants roses… la nature devient le fil conducteur du voyage.
Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, vous terminez la journée sur le port ou la plage, pour profiter d’un magnifique coucher de soleil. Le lendemain, à vous de choisir : une boucle douce vers le Pont du Gau pour observer les oiseaux, ou un grand tour autour de l’étang du Vaccarès.
Vous reprenez ensuite la route vers Aigues-Mortes, sa ville fortifiée et ses salins aux reflets violacés, avant de remonter vers Nîmes. Arènes, Maison Carrée, ambiance romaine : un final antique parfait pour conclure ce séjour entre patrimoine culturel et grands espaces.
Boucle autour de Bayeux : 4 jours pour découvrir le patrimoine normand Sur cet itinéraire de 4 jours, on ne pédale pas sur une simple côte. On traverse une terre de mémoire dont les événements ont marqué notre époque. C’est à Bayeux que commence ce voyage. On y découvre la cathédrale gothique et sa tapisserie médiévale, qui relate l’histoire de la conquête de l’Angleterre par le duc de Normandie.
Après ce saut dans le temps, l’atmosphère change à l’approche d’Omaha Beach et du cimetière américain de Colleville-sur-Mer. Un lieu saisissant, où le silence vient tout seul.
Du haut des sentiers côtiers, on distingue un autre souvenir de cette période complexe de l’histoire : le village d’Arromanches. Après une courte visite de son port artificiel, vous continuez au fil de la Vélomaritime. Place à la nature normande, entre falaises, villages côtiers et longues plages de sable : Gold Beach, Sword Beach et Juno Beach, jusqu’à Courseulles-sur-Mer.
Prenez le temps de découvrir Caen, ses ruelles, ses abbayes, et surtout son Mémorial. Une étape forte qui aide à mieux comprendre les lieux visités précédemment. Ce séjour à vélo se conclut à travers les paysages champêtres normands, jusqu’à apercevoir une nouvelle fois, au loin, les clochers de Bayeux.
La Véloscénie : 12 jours de Paris au Mont-Saint-Michel La Véloscénie, c’est 450 km à travers certains des plus importants repères du patrimoine français. Logique, donc, que vous commenciez ce séjour au pied de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Rapidement, vous laissez la capitale dans votre dos pour rejoindre les voies vertes et les petites routes paisibles. Un itinéraire très adapté pour un premier voyage, où l’on avance l’esprit léger, sans se soucier de la route.
Au fil des jours, les monuments historiques jalonnent le parcours : demeures royales, châteaux, cathédrales, cités de caractère… avec quelques arrêts obligatoires comme le château de Versailles ou la cathédrale de Chartres.
En pénétrant en territoire normand, l’air change et se fait plus salé. La mer se rapproche, et avec elle votre destination. Puis vient l’instant qu’on attend depuis les premiers kilomètres : la silhouette du Mont-Saint-Michel qui se découpe dans la baie. De quoi avoir la chair de poule tant l’émotion est forte.
Quelques derniers kilomètres, une bolée de cidre pour célébrer, et cette sensation rare d’avoir relié la capitale à l’océan à la force des jambes.
Au fond, ces itinéraires ont tous le même point commun : ils offrent un patrimoine d’une grande richesse, qui s’apprécie mieux en prenant son temps. C’est là que le vélo prend tout son sens. Vous traversez les paysages à votre rythme, en gardant toujours cette liberté des détours.
Envie de choisir votre prochain séjour à vélo ? Découvrez nos itinéraires et trouvez celui qui vous ressemble.
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Vacances CSE : 7 bonnes raisons de partir avec Le Vélo voyageur
En tant que salarié d’une entreprise française, votre CSE peut vous aider à financer une partie de vos vacances. Un avantage bienvenu quand on voit le budget que peut représenter une semaine de “vacances” pour plusieurs personnes. Le seul problème, c’est qu’entre la semaine all inclusive à Djerba ou le fameux séjour à la montagne, on retrouve souvent cette impression de déjà-vu…
Et si on vous disait qu’on a quelque chose de différent à vous proposer ? Un voyage à vélo, accessible, dépaysant et organisé de A à Z, pour vous éviter toute charge mentale.
Sans plus attendre, voici 7 bonnes raisons de partir avec Le Vélo voyageur pour vos prochaines vacances CSE.
1) Parce qu’un séjour clé en main, ça fait un bien fou
Un voyage à vélo est une expérience unique, mais qui demande souvent une bonne dose de travail si vous souhaitez l’organiser vous-même. Le gros avantage de partir avec Le Vélo voyageur, c’est justement de supprimer toute cette partie fastidieuse pour ne garder que le meilleur.
C’est simple : vous choisissez votre région et la durée de votre aventure, et on s’occupe de : trouver et réserver les hébergements,
proposer un itinéraire adapté à vos attentes,
transmettre toutes les infos pour le voyage (papier et/ou application mobile),
proposer des visites annexes, des lieux pour dîner, des options de transport, etc. Il ne vous reste plus qu’à enfourcher votre vélo et à profiter d’un gros bol d’air frais à travers de superbes paysages.
Si votre quotidien est déjà chargé, c’est exactement le genre de vacances qui font redescendre la pression.
2) Pour des vacances actives, sans être axées sur la performance
On vous rassure : se lancer dans des vacances à vélo ne veut pas dire souffrir, la tête dans le guidon, à avaler du dénivelé. Pas besoin d’être un athlète pour profiter de quelques jours à pédaler sur les pistes. Au contraire.
Chez Le Vélo voyageur, on mise sur l’aventure douce. C’est dans notre ADN de vouloir rendre le voyage à vélo accessible à tous et à toutes.
Au programme : bouger, respirer, observer… puis recommencer (et pourquoi pas goûter quelques spécialités locales au passage).
Alors oui, vous rentrerez un peu plus fatigué qu’après une semaine au bord de la piscine. Mais ce sera une bonne fatigue : celle qui vide la tête et garantit de vraies nuits de sommeil. 3) Parce que c’est plus original qu’un séjour standardisé
Un voyage à vélo, c’est l’inverse des vacances génériques. Vous traversez un territoire au rythme des paysages, des villages, des rencontres et des pauses imprévues.
On n’a rien contre les clubs et les séjours all inclusive. Mais parfois, vivre sa propre aventure, c’est ce qui permet de vraiment décrocher.
Et ça fait revenir à des choses simples : la lumière du petit matin sur une piste,
l’odeur des pins,
la caresse d’un vent salé en bord de la mer,
un port, une ruelle, une boulangerie… Bref, des sensations qu’on a rarement le temps d’apprécier au quotidien et qui font réaliser : “Là, c’est enfin les vacances”.
Alors, plutôt la Dordogne entre vignobles et châteaux ou bien la côte sauvage du Finistère ?
4) Parce que c’est bon pour la santé
Oui, pratiquer une activité physique (même douce) pendant vos vacances est bon pour votre santé. Mais le vrai bénéfice d’un séjour à vélo est bien plus large : vous passez du temps dehors,
vous bougez sans vous en rendre compte,
vous ralentissez,
vous dormez mieux,
vous décrochez mentalement. Pas besoin d’aller gravir le Mont Blanc ou de préparer un ultra trail pour garder la forme. Le secret est dans les choses simples : prenez votre temps, imprégnez-vous des paysages et soufflez un grand coup. Votre corps vous remerciera.
5) Pour voyager en limitant son impact écologique
Sans faire la leçon : voyager à vélo, c’est un choix qui a du sens.
Vous découvrez un territoire en profondeur, sans prendre l’avion et en restant au plus près du réel. C’est une des meilleures façons de s’imprégner d’une région, d’en découvrir les reliefs, les gens, l’histoire.
C’est exactement l’esprit slow travel : moins de déplacements subis pour plus de vécu. On prend le temps de sortir des grands axes pour emprunter les petits chemins de campagne et tester les adresses locales.
Et côté impact, le train (puis le vélo sur place) peut représenter, à distance comparable, une production de CO2 très inférieure à l’avion. Parfois plusieurs dizaines de fois moins selon les cas (mix électrique, remplissage, distance, etc.). 6) Parce que c’est pour (presque) tout le monde
Chez Le Vélo voyageur, on conçoit des voyages pour les grands débutants comme pour les cyclistes réguliers. Il suffit de savoir faire du vélo, et on s’occupe du reste.
Que vous voyagiez en solo, en couple ou en famille, on a forcément un itinéraire adapté à vos attentes.
Nos destinations couvrent la France, mais aussi l’Europe. De quoi trouver un format qui colle à votre timing et à votre budget CSE.
7) Pour voyager en toute sécurité
C’est souvent le point qui fait hésiter quand on parle d’organiser un séjour à vélo : “Et si on se perd ? Et s’il y a un souci ?”
On vous comprend.
C’est pourquoi, chez Le Vélo voyageur, on ne laisse rien au hasard. Chaque itinéraire est testé par notre équipe pour anticiper les moindre détails. Les circuits ne sont pas figés : on les met régulièrement à jour afin de s’assurer que tout est fiable, que la qualité des hébergements n’a pas changé, ou qu’il n’existe pas une route plus agréable et plus adaptée.
En cas de problème, vous profitez aussi d’un service d’assistance 7j/7 de 8h à 20h.
Pas de stress : vous partez avec un vrai cadre, sans perdre votre liberté. Et si votre CSE ne propose pas encore Le Vélo voyageur ?
Bonne nouvelle : vous pouvez tout à fait lancer l’idée. Il suffit parfois d’une discussion pour ouvrir de nouvelles possibilités de vacances.
Pour cela, rien de plus simple.
Il vous suffit de : envoyer un message à la personne en charge de votre CSE ou votre commission “activités sociales”.
partager 2 ou 3 exemples de séjours qui collent à votre profil (famille, couple, amis),
mettre en avant les bénéfices concrets : zéro charge mentale, accessible, sécurisant, plus original qu’un séjour standardisé. Côté organisation, Le Vélo voyageur accompagne déjà de nombreux CSE avec des solutions simples et adaptées.
Alors, à quand votre prochaine aventure à vélo ?
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Les Pouilles à vélo : notre itinéraire de 9 jours entre Matera et Lecce
En octobre dernier, j’ai eu la chance de repartir pédaler en Italie, au cœur d’une région qui nous tient particulièrement à cœur : les Pouilles. Bien qu’on y propose des séjours depuis de nombreuses années, notre dernier repérage datait de 2018. Il était donc temps de mettre à jour nos itinéraires, d’enrichir nos parcours et, pourquoi pas, de dénicher quelques pépites supplémentaires à proposer à nos cyclovoyageurs.
Comme toujours lors de ce type de mission, l’objectif n’était pas uniquement de vérifier les routes : j’en ai aussi profité pour visiter les hébergements de nos étapes et échanger avec nos partenaires locaux, qui contribuent largement à la qualité de nos séjours.
Me voilà donc partie pour 9 jours de voyage, dont 7 jours de vélo en solo, à travers certains des plus beaux paysages d’Italie. Une immersion complète entre villages blancs, oliviers centenaires et air marin.
Vélo dans le nord des Pouilles : trulli, villages blancs et patrimoine UNESCO Depuis Montpellier, après un train jusqu’à Paris puis un vol pour Bari, me voilà enfin arrivée dans les Pouilles… sous la pluie. Mon voyage démarre à Matera, une ville qui, même de nuit et sous l’averse, ne laisse pas insensible.
Toute blanche, sculptée dans la pierre et suspendue à flanc de falaise, Matera possède une atmosphère unique. Ses ruelles pavées, ses escaliers abrupts et surtout ses quartiers troglodytes – les fameux Sassi, perchés sur deux monts rocheux – lui donnent un charme incomparable.
Je n’ai malheureusement eu qu’une soirée pour m’y perdre avant de reprendre la route le lendemain matin. Si Matera est splendide, elle n’est pas forcément la plus adaptée pour les cyclistes. J’ai donc choisi de débuter réellement mon itinéraire à Gioia del Colle, situé à une quarantaine de kilomètres. C’est là que j’ai récupéré mon vélo, pris le temps de le régler puis envoyé une petite photo au reste de l’équipe pour marquer mon départ !
La première étape, relativement douce en termes de dénivelé, longe petites routes de campagne et champs d’oliviers jusqu’à Alberobello. Et plus j’avançais, plus je voyais apparaître l’un des symboles les plus typiques des Pouilles : les trulli.
Alberobello en est la capitale. Le centre historique, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, en compte plus d’une centaine. Voir toutes ces maisons en pierre sèche, blanches, avec leurs toits coniques… laisse forcément en admiration. Une tradition architecturale millénaire qui promet un séjour riche à travers les Pouilles. Toute cette première partie du voyage traverse des villages et centres historiques absolument magnifiques. La deuxième étape, en direction d’Ostuni, en est un parfait exemple. J’ai eu le plaisir de m’arrêter boire un cappuccino à Locorotondo, avec ses ruelles immaculées et son linge suspendu aux balcons – une carte postale italienne. Plus loin, j’ai flâné dans les rues de Martina Franca avant de reprendre la route.
Ce qui m’a étonnée, c’est de croiser autant de voyageurs à vélo dans ces villages tout en ne voyant presque personne sur les routes. Il faut dire que les itinéraires que nous empruntons sont plutôt tranquilles, souvent des chemins de campagne serpentant entre oliviers et vignes. Néanmoins, les côtes pour atteindre ces villages sont parfois un peu exigeantes, mais avec de bonnes jambes et un peu de volonté, on y arrive.
Avant de quitter le nord des Pouilles pour rejoindre le Salento, plus au sud, je termine ma journée autour d’un excellent dîner avec nos partenaires italiens. Après des années d’échanges par mail, téléphone ou visio, c’était un vrai plaisir de pouvoir enfin se rencontrer en vrai. Ils m’ont fait découvrir plusieurs spécialités locales, notamment une succession d’antipasti typiques : Burrata di Andria, moules farcies au parmesan, Melanzane sott’olio… bref, un régal.
Le Salento à vélo : mer turquoise, villages fortifiés et ambiance méditerranéenne
Le lendemain matin, je charge mon vélo et file prendre un train pour Lecce. Bonne surprise : dans les Pouilles, les trains régionaux acceptent les vélos gratuitement. Les gares sont même équipées de rampes pour accéder d’un quai à l’autre. Seule, ce n’est pas toujours évident à manœuvrer, mais on finit par s’en sortir sans trop de difficulté !
Depuis Lecce, je reprends les petites routes italiennes paisibles en direction de Gallipoli, sur la côte ionienne. C’est seulement en approchant de la ville que j’aperçois enfin la mer. À partir de là, les paysages changent complètement : atmosphère différente, air marin plus présent, et toujours un magnifique panorama. À Gallipoli, je suis accueillie par Alberto, propriétaire d’une charmante chambre d’hôtes au cœur du centre historique. Le petit-déjeuner y est servi sur le toit-terrasse : vue sur les toits blancs d’un côté, sur l’immensité bleue de l’autre. Parfait pour prendre des forces avant de continuer ce voyage.
Selon moi, la plus belle étape de ce voyage à vélo (et pourtant l’une des plus vallonnées) est celle entre Otranto et Lecce. La route serpente à travers des paysages incroyables : vallées ouvertes, terrains presque arides donnant parfois l’impression de traverser un désert avant de déboucher, quelques kilomètres plus loin, directement sur la mer.
Leuca est une station balnéaire animée, avec ses restaurants en bord de plage et sa promenade principale qui évoque un peu la Promenade des Anglais. Otranto, quant à elle, est une ville plus vivante, avec un centre historique charmant et des ruelles qui rappellent les villages du nord des Pouilles. Depuis son port de plaisance, j’observe le large : l’Albanie n’est vraiment pas loin.
J’ai eu de la chance : un soleil radieux toute la semaine. Seul bémol : un vent assez fort, un peu frustrant alors que je pédalais le long de la côte adriatique. Mais la dernière étape compense largement. L’itinéraire passe par Torre dell’Orso, célèbre pour ses falaises plongeant dans une eau turquoise. Impossible de résister : j’ai trouvé une petite crique, abritée du vent, avec une eau translucide… je ne me suis pas privée d’une baignade improvisée. Petit conseil : gardez toujours votre maillot de bain dans la sacoche ! Après avoir séché au soleil, j’ai repris la route vers Lecce. Là encore, l’itinéraire emprunte principalement des routes très calmes. Je traverse même Acaya, un village fortifié presque désert ce jour-là, ce qui contraste fortement avec l’arrivée à Lecce et son ambiance citadine. Les pistes cyclables réapparaissent, rassurantes au milieu du trafic.
Lecce est une étape incontournable : son architecture baroque, ses cathédrales et ses ruines romaines en plein centre sont absolument superbes. La ville constitue une fin parfaite à ce voyage à vélo dans les Pouilles.
Pourquoi faire ce voyage à vélo dans les Pouilles ?
En résumé, vous l’aurez compris : ce séjour a été un véritable coup de cœur. J’aurais pu vous parler des innombrables spécialités italiennes dégustées en route – les plats de pâtes, la charcuterie locale, les pâtisseries à la pistache… – mais j’ai préféré me concentrer sur l’essentiel : les routes, les rencontres et ces villes qui font tout le charme des Pouilles.
Ce voyage a également permis de mettre à jour certains itinéraires et de s’assurer que les hébergements restent à la hauteur de vos attentes (spoiler : pas d’inquiétude à avoir). Comme toute expérience vivante, un séjour à vélo doit être amélioré en continu pour vous offrir la meilleure aventure possible.
C’est bien l’ensemble – paysages, saveurs et ambiance – qui fait de ce voyage une expérience unique, à découvrir absolument.
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